vendredi, 19 décembre 2008
STORYTELLING DE LEGENDE
Faire d’une marque une légende
Contes, mythes, légendes, chefs d’œuvre
Quand les Européens ont cessé de se raconter les mythes, dit Lévi-Strauss, ils se sont mis à fixer les bases de leur musique et notamment la sonate dont ils ont fait un merveilleux instrument narratif. Ne racontent-ils pas, avec la musique, de manière incompréhensible le même ordre intelligible présenté à travers la mythologie, offrant aux auditeurs de s’y ressourcer sans fin, comme le font les thèmes mythiques qui ont traversé les siècles et rappellent à jamais comment aborder les grands défis de l’existence en héros protégés par les dieux ? Patrimoine pour les consciences dont la mémoire ne doit jamais se perdre, car l’homme ne se réduit pas à ses limites, il porte en lui cette dimension infinie qui l’apparente aux dieux.
Des histoires, tout d’abord, se sont employées à l’exprimer et à le faire vivre, puis tout l’art lui-même par son pouvoir d’immersion irrésistible, l’architecture, la peinture, la musique….
Chez les anciens, les mythes grecs infusaient de partout la vie quotidienne, privée et publique. Toutes les grandes cérémonies religieuses étaient liées à des épisodes mythologiques commémorés par des rites célébrés à ces occasions. De grandes fêtes dramatiques chaque année donnaient de nouvelles versions des mythes familiers, souvent désespérées pour frapper les esprits. Une partie essentielle de l’éducation dans la société athénienne consistait à apprendre et à réciter des poèmes épiques sur des sujets héroïques, et dans les réunions entre amis où l’on buvait ensemble, les participants pouvaient raconter tour à tour des histoires issues des mythes, et là ils devenaient conteurs, exposant les grandes solutions archétypales à tous ces défis que les mythes exposaient de façon tragique.
Contes et mythes ont traversé les siècles et ont maintenu dans la culture ce sens de la vision archétypale, fabuleuse, merveilleuse. Ils ont fécondé l’art en lui inspirant de nombreux motifs et l’art a su s’élever à son tour à son niveau de vision universelle par la puissance exploratoire de ses génies qui ont créé à leur tour des narrations originales au ressourcement infini : la Joconde, La Ronde de nuit, Les Ménines, Le Pèlerinage à l’île de Cythère, etc. pour n’en citer que quelques unes... Tous ces chefs d’œuvre ont rendu légendaires des personnes, des situations ou des contextes qui au départ auraient dû rester anecdotiques. Par leur puissance de vision, les artistes ont su les redimensionner à un niveau universel qui leur confère une force de rayonnement qui traverse les siècles.
Pourquoi la fréquentation des marques qui font notre quotidien, aujourd’hui, ne pourrait-elle pas recevoir ce toucher fabuleux de l’universel et ré-enchanter notre monde ? Google est devenu à ce point emblématique qu’il peut faire passer son logo par des métamorphoses exemplaires au gré de l’actualité. Combien de marques mériteraient d’être déployées en une narration légendaire à la façon des chefs d’œuvre de la culture nés au carrefour du quotidien et faire vivre des expériences universelles à leurs utilisateurs ? C’est possible, les moyens existent.
« Est légende ce qui est digne d’être lu ou rapporté », dit le dictionnaire. Certains faits par leur exception frappent l’imagination jusqu’à un point d’évidence que tous reconnaissent et racontent volontiers ensuite pour son sens universel. Pour donner à une marque une force de légende, il faut l’élever à ce niveau d’évidence et d’universalité. Comment ? Mode d’emploi.
Voir la réalité à partir de l’universel
En chemin vers sa fiancée, Samson fut attaqué par un lion qu’il déchira comme un chevreau et dont il laissa le cadavre sur le bord du chemin. De retour de sa visite quelques semaines plus tard, il voulut revoir la victime de son exploit et découvrit qu’un essaim d’abeilles s’était mis dans la carcasse. De cette anecdote il fit une énigme et la proposa à deviner à ses ennemis. « De ce qui mange est sorti ce qu’on mange, du fort est sorti le doux, qu’est-ce que c’est ? » Ils ne purent pas répondre et furent confondus.
Comme on le voit une énigme décrit la réalité en utilisant des termes contradictoires inconciliables, obligeant l’esprit à effectuer une percée créatrice pour résoudre le paradoxe. Cette résolution créatrice seule est capable de concilier les contraires, comme chacun peut le ressentir et en percevoir l’évidence, parce qu’elle transcende le niveau apparent de la description en jaillissant d’un point de vue universel où tout fait un. C’est ce que notre inconscient sait si bien faire dans nos rêves nocturnes quand il charge de signifiant symbolique des contenus habituels de notre vie quotidienne et en fait des songes. De la même façon une légende reprend un événement réel et le relate à partir de la dimension universelle. L’appel du 18 juin du général de Gaulle est légendaire car il s’énonce à partir d’une vision universelle quand tout le monde ne voyait qu’un désastre définitif : « Rien n’est perdu parce que cette guerre est mondiale et que dans l’univers libre des forces immenses n’ont pas encore donné. Un jour ces forces écraseront l’ennemi. […] Il faut que la France, ce jour-là, soit présente à la victoire ».
Pour donner à une marque la même évidence universelle, il faudra donc qu’on y ait été poussé jusqu’à en recevoir la vision créatrice. Du fait de l’urgence où ils sont de vaincre, Samson et De Gaulle sont tous deux dans la nécessité d’interpréter la réalité de façon visionnaire, au-delà de son apparence ordinaire. C’est aussi parce qu’il s’est mis dans la perspective de ne pas disparaître que Toyota est devenu le premier constructeur mondial d’automobiles. Faut-il pousser les marques au drame pour en faire jaillir un souffle de légende ? Non bien sûr, mais en « dramatiser » l’histoire, certes oui ! Comment ?
Accéder à la dimension de légende
C’est avec des histoires, avec des « comme si », des métaphores, des images, de la narration visionnaire, du storytelling inspiré, créatif… que l’on va dynamiser la vision ordinaire de la marque et la faire décoller pour rejoindre l’universel. Mais avec quelle créativité ? Celle des mythes. Mythes, contes et légendes, en effet, sont porteurs d’une structure vitale en quatre grands niveaux de création qu’on va appliquer aux marques pour les redynamiser par l’universel[1].
- 1. Pour voir la marque au-delà de l’ordinaire et se dégager des schémas qui l’enferment, il faut appeler le déclic d’une vision nouvelle. Pour cela on va exagérer la situation de la marque, son contexte, son image, la vision ordinaire que l’on s’en fait…, en forcer les contrastes, rendre cette image « insupportable », la mettre sous une pression telle qu’on arrive à un point de rupture où il ne reste plus qu’une percée créatrice pour s’en sortir. Alors surgira une inspiration qui donnera un souffle novateur à la représentation de la marque et ce contact avec l’universel.
– 2. Ensuite, il faut donner suite à cette ouverture. Le mieux sera de l’explorer, de naviguer dans ce nouvel espace de la marque et de chercher à en découvrir les promesses : en fait c’est comme si l’on avait rejoint son programme de croissance, son ADN. La semence vient de germer, on a maintenant affaire à une pousse.
- 3. Pour réussir cette exploration indépendamment des schémas anciens, il faudra se placer du point de vue d’un volume plus large : celui des forces créatrices de notre époque qui sont à l’oeuvre en arrière plan - et se brancher sur elles. Faire alliance avec elles et attraper les opportunités qui vont se multiplier. Devenir antenne créatrice à travers laquelle vont se multiplier des réponses inventives aux situations. La marque devient alors une ressource pour tous, un pôle contributif important en prise sur les grands courants créateurs émergents du moment. En devenant ressource créatrice pour tous, la marque acquiert une aura de « mission » et appelle ses utilisateurs à une expérience nouvelle, positive et valorisante, qu’un storytelling judicieux pourra utilement amplifier.
- 4. Cela va donner lieu à une synergie inattendue de coïncidences qui vont se multiplier et permettre une aventure collective exceptionnelle.
Créer par la puissance de légende
C’est ce qu’a fait De Gaulle dans la mise en œuvre de sa vision tout au long de la guerre. Son Appel est l’acte fondateur de la France Libre dont la saga se terminera presque 5 ans plus tard avec la présence de la France à la signature de la reddition sans conditions du IIIème Reich, la création en Allemagne d’une zone d’occupation française et l’obtention d’un siège permanent avec droit de veto au conseil de sécurité de l’ONU.
Parti de rien au milieu d’un désastre militaire sans précédent il a su donner à la France une présence incontournable dans le contexte de victoire par la seule puissance créatrice de sa vision initiale, qu’il a dû rappeler et affirmer inlassablement au cœur du champ croisé des forces créatrices en cours.
C’est ce qu’il faut faire avec la vision universelle de la marque : prendre appui sur sa puissance créatrice de ressource collective et entreprendre d’en faire le mythe fondateur d’un certain type d’expérience donnée à vivre aux consommateurs, en lâchant tout contrôle, la marque et son expérience associée se développant maintenant dans une sorte de co-création avec le public. Le génie collectif de Castorama, par exemple, est de faire : « On ne vend pas, on fait. Parce que, comme nos clients, on puise au même Désir et l’on sait retrouver cette flamme qui ranime chez chacun la passion de FAIRE, aussi contrarié soit-on par les difficultés». Et il y a, pour les clients, une véritable légende de co-création à expérimenter avec l’Enseigne.
C’est là qu’il faut appeler le design à la rescousse pour mettre en forme la puissance de légende qu’on a conférée à la marque en l’élevant au niveau universel. La forme d’énigme, par exemple, pourrait être une déclinaison dynamique de ce génie collectif de la marque, un acte de design puissant pour générer son expérimentation par le public. Mais le design a bien d’autres ressources et, inspiré à son tour, il peut être sans limites lui aussi.
[1] C’est la base de la méthodologie Horaklès® de La voie des contes® qui propose la mise au jour du génie universel des produits, des marques ou des organisations pour stimuler leur impact créateur au carrefour des grands courants créateurs de l’époque. Site : www.lavoiedescontes.com
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mercredi, 08 octobre 2008
LES PELERINS DE LA BOURSE D'OR
Les pélerins de la bourse d'or
Il était une fois des pèlerins qui s’étaient mis en marche ensemble pour un long périple. Ce voyage devait durer une année et ils étaient en route depuis déjà quatre mois. Mais les difficultés avaient bien entamé leur détermination et sur les quarante voyageurs du départ, il n’en restait plus maintenant qu’une dizaine, incertains et inquiets de ne jamais atteindre leur but : combien seraient-ils en effet à Finis Terre, devant l’océan, pour formuler leur requête ? Pourtant ces hommes et ces femmes s’étaient mis en chemin sous les étoiles avec l’espoir farouche de se faire entendre du ciel à tout prix et de recevoir une bénédiction éclatante pour leur confrérie menacée de dissolution par l’administration royale. Mais la réalité était implacable : ils n’étaient plus que dix !
Dans une auberge quelques jours avant Noël, ils rencontrèrent des voyageurs qui se disaient chercheurs d’or. En fait ces gens voyageaient ensemble à la recherche de compagnons pour se présenter au roi. Sa Majesté avait fait proclamer qu’il distribuerait le dixième de ses mines d’or à qui en faisait la demande, en récompense de projets sociaux novateurs; les candidats devaient se rassembler par groupes de quinze et présenter le projet de leur choix. Ils avaient tous leur chance d’être désignés du fait du système préconisé mais chacun avait l’obligation d’introduire dans le groupe deux porteurs de projet venant à sa suite. Le but du roi étant, ainsi, de générer un souffle de créativité illimité chez son peuple.
Dans tout le royaume s’étaient constitués de nombreux groupes de candidats à cette richesse apparemment facile, et c’était l’un de ces groupes que les pèlerins croisaient ce soir-là. Ils découvrirent des hommes en grande difficulté et découragés par de nombreuses défections.
En effet, ces chercheurs d’or n’étaient que onze et n’avaient pas recruté de nouveaux candidats depuis plusieurs mois. Ce soir-là ils avaient présenté leur mission aux voyageurs de l’auberge et affaiblis comme ils l’étaient, ils n’avaient pas été très convaincants. En revanche, ils montrèrent beaucoup d’intérêt pour les pèlerins et ils leur firent la demande de se joindre à eux. Quatre pèlerins refusèrent d’abandonner leur but pour cette aventure étrange et se séparèrent du groupe. Les six autres se dirent qu’il pouvait y avoir là un début de réponse à tous leurs efforts. « Qui sait ce que le ciel nous envoie à travers cette opportunité ? Grâce à elle nous pourrions peut-être rejoindre ce que nous cherchons ? »
Ils prirent donc connaissance des différents projets, et là ils comprirent la difficulté de l’entreprise, ils mesurèrent combien il leur serait difficile de transformer leur pèlerinage en un projet social qui puisse intéresser le roi. S’il était facile d’appeler l’aide du ciel sur leur confrérie, transformer leur projet en une proposition sociale innovante l’était beaucoup moins ; s’ils rejoignaient les chercheurs d’or il leur fallait devenir créateurs, créateurs avec l’aide du ciel. L’entreprise était audacieuse mais pas impossible.
- « Notre confrérie est gardienne d’une invention qui touche la santé, la régénération des cellules. Nous en assurons la diffusion dans le monde médical mais les possibilités de cette invention sont plus vastes et concernent aussi l’esprit, commença d’expliquer l’un des pèlerins. Ce sont nos tentatives pour la développer ainsi qui sont à la source de nos difficultés avec l’administration. Aujourd’hui, l’opportunité que vous nous apportez pourrait donner une dimension sociale novatrice à notre mission ainsi que les faveurs du pouvoir.
Mais comment, concrètement, repenser notre projet dans cette dimension sociale ? »
Personne n’en avait la moindre idée. Et si les chercheurs d’or étaient maintenant au nombre de dix sept, il ne pouvait pourtant pas postuler officiellement à la candidature car leurs projets étaient trop flous. Le découragement les gagnait déjà.
- Même avec le sang neuf de ces nouveaux arrivants, nous n’avons pas avancé d’un pouce. Quel signe faut-il encore pour se rendre à l’évidence ? Nous n‘y arriverons jamais !
- Il faut nous faire aider, insistaient d’autres. Ce défi trouvera réponse.
Un matin quelqu’un proposa d’aller visiter un ermite dans la montagne. Tous furent unanimes pour s’y rendre.
- Le roi attend de vous bien davantage que des projets de bienfaisance, leur dit l’ermite après les avoir entendus. Il attend que vous soyez créateurs et que vous inventiez des propositions hors du commun afin qu’il puisse les reprendre à son compte et leur donner vie dans le royaume.
- Mais n’est-ce pas là le rôle de ses conseillers ?
- Ils sont trop loin du peuple. Vous, vous en venez. Identifiez-vous à lui pour créer dans la perspective du bénéfice maximum de tous. Que veut le peuple ?
Vous, qui êtes le peuple, que voulez-vous ? Que voulez-vous accomplir avec l’or du roi ? Comment pensez-vous changer votre vie avec cet or ? Quelle inspiration a surgi en vous ? Quel feu vous a embrasés ? Répondez-moi dans la vérité de vous-mêmes !
Un homme s’avança et dit : « Je voudrais utiliser cet or pour organiser des fêtes afin que la solitude s’éloigne de plus en plus des gens.»
Un autre dit : « Je voudrais donner vie à mon rêve d’enfant : faire connaître les peuples les uns aux autres à travers des livres »
- « Je voudrais devenir un professionnel de l’accompagnement des mourants. »
- « Je voudrais contribuer à ce que le maximum de gens accèdent à l’or du roi comme nous essayons de le faire ».
Les idées fusaient dans une joyeuse effervescence.
- « Cependant aucun des projets que vous avez l’intention de soumettre au roi ne reprend ces rêves, n’est-ce pas ? demanda l’ermite. Il y eut un long silence.
- En effet que peut-on élaborer d’intéressant pour tout le monde à partir d’un rêve personnel, hasarda quelqu’un ?
- « Détrompez-vous, répondit l’ermite, c’est au contraire votre seule chance d’être vraiment inventif. Vous pouvez penser vos projets au roi à partir de vos appels à être, à partir de tout ce que vous venez chacun d’exprimer. A partir de l’inconsolable de votre cœur.
Avec son or, le roi a réveillé les rêves de vos êtres. Maintenant avec vos êtres réveillez l’intelligence créatrice qui en est la source et demandez-lui les réponses dont vous avez besoin. Réunissez-vous à cette source et créez avec elle… »…… « …Par exemple comment voit-elle ce que vous souhaitez ? En quoi ces souhaits sont-ils utiles ? Quels moyens demandent-ils? Quel impact pourraient-ils avoir pour les autres et comment pourraient-ils transformer notre époque? Posez ces questions à cette source, elle vous répondra. Et à partir de cela vous pourrez présenter au roi des projets capables de rallier le royaume entier. Il s’agit d’inventer des échantillons du nouveau royaume et c’est cela qu’attend le souverain. »
Celui qui avait parlé de la solitude était le chercheur d’or qui devait être désigné au roi à la prochaine rencontre. L’ensemble du groupe retravailla son projet et présenta au roi un concept de cathédrale de la solitude qui le passionna. Il reçut les 100000 livres d’or et le soutien du monarque pour mettre en route sa proposition. Les autres projets furent consignés dans les archives du concours et les participants encouragés à se représenter aussi vite que possible.
Le groupe lauréat se divisa en deux sous groupes de sept. Chaque groupe se mit en quête des huit partenaires nécessaires pour se présenter de nouveau au roi. Mais forts de la leçon de l’ermite, les chercheurs d’or se firent messagers du roi lui-même et de son appel à la création illimitée.
- « Le roi nous demande d’innover à partir de nos êtres, de transformer nos manques ou nos rêves inconsolables en solutions collectives créatrices. »
Ils organisèrent une tournée des principales villes du royaume, et avec l’appui des associations locales, ils commencèrent à donner des fêtes de création où ils rassemblaient les citoyens pour traiter tel ou tel problème de leur choix. Chaque fois ils trouvaient une solution collective novatrice, un concept nouveau dans tel ou tel domaine.
- « Dites vos rêves, exprimez vos détresses, ils sont des fragments des forces créatrices qui viennent nous transformer. Avec eux nous allons tout changer. »
Il était très facile ensuite de proposer à l’un des participants de se joindre à eux pour aller présenter au grand Concours des Bourses d’Or l’idée géniale qui était apparue.
Les groupes se complétèrent rapidement. Les pèlerins sauvèrent leur confrérie en organisant la diffusion d’un de leurs premiers projets, le régénérateur cellulaire, directement auprès des particuliers et sur le modèle des Bourses d’Or. Cette démarche la transforma en une véritable croisade sociale. Les projets se multiplièrent devant le roi, tous plus originaux les uns que les autres et imitant souvent ce modèle des Bourses d’Or. Tous les groupes de chercheurs d’or qui peinaient tant à se renouveler, connurent un élan extraordinaire et entraînèrent dans leur effervescence créatrice une population de plus en plus nombreuse.
Ce modèle, si difficile à mettre en œuvre au début, s’avéra une merveilleuse école de créativité unitaire qui transforma les mentalités en profondeur et fit du royaume un pionnier exemplaire de la transformation planétaire.
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lundi, 23 juin 2008
10- COACHS DE LEGENDE
Transformer les projets et les buts personnels en ressources collectives géniales. Les faire entrer dans l’Histoire en train de se faire.
Le premier niveau de La Voie des contes invite à travailler le pouvoir d’inspiration en lien avec la potentialité infinie : résoudre dans le tout possible. Le deuxième niveau, le pouvoir d’accomplissement : accomplir dans le tout possible. Le troisième niveau, celui-ci, le pouvoir de création:
Créer dans le tout possible
Ø Passer de l’ancien monde - insatisfaisant -, à des solutions collectives novatrices
Ø A l’aide des jeux Jeu de la voie des contes et Vortex, le jeu qui sauve,
Ø En transformant en génies collectifs les projets, dysfonctionnements ou ressources insuffisantes,
Ø Et les établissant comme vortex de création (prises visionnaires dans la réalité totale), sous différentes formes (jeux, fêtes de création, formations multi niveaux…)
Ø Pour développer une croissance en tissu à partir de l’embryon de l’appel à être : cellule (appel à être) – tissu (solution novatrice) – organe (courant émergent) - fonction (bribe d’un ordre nouveau),
Créer quoi dans le monde d’aujourd’hui
Redimensionner les appels à l’aide en modèles de croissance en tissu (appels à l’aide > appels à être > Solutions collectives géniales > vortex de création)
Ø A partir des demandes qui se présentent
Ø Avec ceux qui en ont le besoin,
Ø Se tenir en médiateur, entre ici (la demande) et là (le tout possible)
Ø En tant qu’échantillon holographique du tout en évolution.
Réseau de coachs de génie collectif
Ensemble de professionnels, experts à dynamiser les personnes ou les groupes, leurs projets et leurs ressources, en perspective «durable» de contribution créatrice et de croissance ensemble.
17:50 Publié dans Groupes Horaklès d'Intelligence Collective | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 26 mai 2008
9- CREATION DE SOLUTIONS COLLECTIVES NOVATRICES
Comment produire de nouveaux concepts dans le domaine de l’aide aux personnes, novateurs et transformateurs du tissu social, en faisant participer à leur création les populations concernées.
Une première tentative les 24 et 25 mai sur le thème de l'accompagnement des mourants a permis de produire un nouveau concept dans ce domaine en le redimensionnant en une solution collective inédite : la préparation à la mort.
Démarche
Ø Mise au jour du génie collectif du projet, à l’aide du Jeu de la voie des contes.
Ø Modélisation de l’identité collective sous forme de modèle de création.
Ø Application du modèle à la problématique à traiter : redimensionner la ressource d’aide à la personne en solution collective innovante,
Ø En utilisant Vortex, le jeu qui sauve : ce jeu ambitionne l’accrochage à un courant créateur émergent,
- pour percer vers la réponse
- et atteindre un niveau d’innovation en prise avec l’époque. Le débriefing à l’issue du jeu permet de dégager ce double résultat et de dégager un concept novateur.
Intérêt de la démarche Les concepts nouveaux mis au jour ont la vertu d’être des solutions collectives produites par les intéressés et donc de pouvoir être mis en œuvre à travers des formations et diffusés selon un système multi niveaux : leur caractère social appelle facilement l’engagement des acteurs.
La Voie des contes pourra ainsi se synthétiser en une formation de formateurs et coachs en co-développement de projets, experts à transformer les ressources d'aide à la personne en solutions collectives novatrices, à l'aide de jeux et de fêtes de création, ouvrant ainsi un nouveau marché aux activités de coaching.
17:45 Publié dans Groupes Horaklès d'Intelligence Collective | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 04 mai 2008
8- LA FUSION CREATRICE
La Fusion créatrice
Définition
- Désssemblage d’une construction de réalité (un dysfonctionnement par exemple)
- Par mise en tension de l’ensemble jusqu’à son point de rupture et de dissociation (par une tenue des contraires poussée au maximum)
- Tous les éléments éclatés se réorchestrant selon une direction créatrice sous-jacente qui va se substituer à la précédente force d’assemblage.
Condition
- Il faut qu’il y ait appel d’une résolution créatrice
- Confiance en une potentialité sans limites
- Abandon à l’indéterminé
- Et mise en tension extrême
Processus
- On produit la mise en tension extrême
- Par un brassage soutenu des contraires
- En faisant correspondre le dysfonctionnement (négation) avec chacun des pôles du génie collectif (affirmation infinie).
- Puis on donne un choc au hasard dans l’effervescence produite (à l’aide d’un oracle par exemple) pour casser l’assemblage du dysfonctionnement et lui permettre de se recomposer selon les forces résolutoires dont on appelle le secours.
Exemple
C’est ce qui se passe en permanence dans le corps où les cellules, au niveau quantique, travaillent ensemble à manier énergie et informations selon leurs tâches spécifiques en une interdépendance et une cohérence sans limite.
Le jeu comme pratique quantique
Dans le jeu où l’on procède par jeters de dés ou tirages de cartes, les conclusions sont toujours le fruit du hasard, et résultent d’une gestion holistique et intuitive des enjeux par les inconscients. C’est pourquoi si l’on s’appliquait à produire des solutions créatrices à l’aide de jeux, - si l’on travaillait à créer par le jeu dans des contextes nécessitant de l’innovation -, l’on pourrait mobiliser les inconscients à fonctionner en créativité quantique à la manière organique des systèmes vivants. Faire créer des ensembles de personnes de manière fluide et unitaire, avec une efficacité quasi organique.
11:50 Publié dans Groupes Horaklès d'Intelligence Collective | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 09 avril 2008
7- Les chantiers de co-création
LES VORTEX DE CO-CREATION
La ville dans laquelle vous vous trouvez est en train de disparaître.
Toutes les issues auxquelles vous pourriez recourir : sortir par les transports, par exemple, ou les portes donnant sur les faubourgs, - ne fonctionnent pas, parce qu’elles aussi sont vouées à disparaître.
Il n’y a pas d’autre échappatoire que de passer sur des îlots de survie à découvrir.
Ces îlots sont des fragments d’un monde nouveau en train d’émerger et que tout un chacun doit absolument rejoindre pour ne pas être englouti.
Ils se trouvent dans un autre plan de réalité, en fait, auquel on ne peut accéder que par des sauts d’inspiration qui les font apparaître : car ces îlots sont à créer par les intéressés eux-mêmes à partir des grandes tendances novatrices sous jacentes qui cherchent à prendre forme.
COMMENT? A partir des questions cruciales des habitants.
Car c’est l’accumulation des problèmes dans la cité qui est la cause directe du grand effondrement en cours : les énergies d’impuissance de tous se sont retrouvé, malencontreusement, s’ajouter les unes aux autres et produire ce mouvement de délitement général. Le plus urgent est donc de ralentir ce grand naufrage en tentant de résoudre les difficultés qui en sont la cause, d’autant plus qu’avec ces efforts de créativité l’on peut ouvrir des passages en direction des énergies créatrices émergentes qui mettent au jour un monde nouveau.
Malheureusement un effet de panique amplifie maintenant cette dégringolade et se rapproche dangereusement du seuil critique qui va emporter le tout de façon soudaine : ce n’est plus qu’une question d’heures, même si les efforts de traversée, par certains, vers l’autre plan sont encore assez nombreux pour le retarder.
La faiblesse de chacun, ainsi, concourt à l’affolement général et à l’engloutissement collectif mais, en revanche, les efforts de création contribuent au salut de tous, en ouvrant, concrètement, des passages à la rencontre d’un monde nouveau en train d’émerger.
TRAITEMENT DES PROBLEMES
La cité est devenue, ainsi, une véritable ruche en ébullition. Les initiatives pour prendre en main les problèmes se multiplient et s’affichent, cherchant à attirer à elles les individus les plus inventifs pour s’envoler, ensemble, vers l’autre plan. Toutefois ces chantiers de co-création sont de valeur inégale, beaucoup tournent court et finissent en impasse. Ils sont à l’image de ceux qui les proposent, de leur disposition à s’orienter aux tendances émergentes et de leur capacité à enclencher des vortex de création unitaire. Il y a donc lieu d’être prudent quand on rallie une communauté d’inspiration, ou lorsque l’on veut en créer une. Et il est avisé de se renseigner auprès de l’organisation : www.vortexdesdeuxcites.org qui coordonne les réseaux de création et supervise les vortex en formation. Il existe des cartes, par exemple, où les vortex sont présentés comme des chantiers de co-création répertoriés par thèmes, afin de permettre aux intéressés de se rassembler selon des thématiques susceptibles de les mobiliser et de les mettre à l’unisson. Elle propose, aussi, des protocoles de créativité collective qui ont fait leurs preuves et qui sont assez simples à mettre en œuvre, comme les protocoles H8O, Labyrinthe 3.0, ou Horaklès.org…
EXEMPLE: LE PROTOCOLE LABYRINTHE 3.0
La problématique ou la question cruciale à laquelle l’on est confronté est comparée à un labyrinthe dans la ville en train de s’effondrer. Il faut nécessairement en trouver la sortie pour ne pas disparaître avec le quartier dans lequel on est bloqué. Et l’on ne dispose que de quelques heures pour s’en échapper. C’est en accrochant un courant émergent que l’on peut s’envoler hors du labyrinthe et matérialiser un îlot dans la ville nouvelle.
Proposition : S’envoler ensemble hors du labyrinthe :
- Repenser ce labyrinthe comme un chantier de création et se mettre en quête d’un courant émergent.
- Développer la thématique avec la volonté d’aboutir à une création collective.
- Multiplier les contributions créatrices de tous jusqu’à déboucher sur une idée géniale.
- Faire sauter les participants sur l’îlot créé ensemble dans l’autre plan.
Avancer avec assurance dans le labyrinthe. En s’orientant au courant émergent qui, dans l’autre plan, attend de pouvoir apparaître. Et le découvrir pour faire le saut avec lui.
- Moyen : le jeu de la voie des contes
- Démarche d’intelligence collective
- Résultat : Résolution du problème et innovation dans le domaine traité.
LA VOIE DES CONTES, DANS CET IMAGINAIRE PROPOSE:
-- Une Méthode de Coaching par les contes
- Formation diplômante à l’utilisation de la méthodologie Horaklès de la voie des contes (30 jours/an)
- En développement personnel : Coaching individuel et groupes de développement personnel
- En conseil et intelligence collective : Coaching de projets et « Fêtes de création ».
- Formation synthétique à la créativité par les contes : Changer par la magie des contes et Raconter la sagesse des contes avec le Jeu de la voie des contes (bases de la méthode).
- Aide à l’installation des coachs Horaklès par la dynamique d’apport de clientèle, puis en franchise.
-- L’organisation de Fêtes de création.
Retour des contes dans le champ social à l’aide de coachs Horaklès et de la Méthode de la voie des contes.
- Pertinence des contes et de la créativité quantique : Tout un chacun, en appui sur l’infini de soi, s’il va puiser dans l’infini des possibles, que peut-il faire apparaître de neuf dans le contexte où il se trouve?
- Soutien aux porteurs de projets. Stimulation de l’initiative sociétale ou économique
- Génie collectif des projets ou des initiatives,
- Innovation en rupture
- Accélération sociale et mise au jour de ressources novatrices
- Révélation de potentialités inattendues au cœur de bassins de population en difficulté.
-- La création de jeux d’intelligence collective
Mise en œuvre des résultats des Chantiers de co-création à travers des discours, parcours, laboratoires, évènements, installations, spectacles, etc. eux-mêmes à vocation résolutoire. Fêtes de création à caractère universel (expériences collectives exemplaires réutilisables ailleurs).
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lundi, 03 mars 2008
6- LA SOURCE D'INSPIRATION PREMIER SIGNE DU COURANT EMERGENT
La source d’inspiration, premier signe du courant émergent
L’intérêt, dans la démarche Horaklès, de faire apparaître les grands courants créateurs de l’inconscient collectif (les courants émergents, les tendances, les modes) est de profiter de la puissance créatrice d’une tendance pour amplifier le développement d’un projet.
Cela est obtenu par la transformation du projet et des ses problématiques en un champ de forces,
- A mettre en résonance avec l’inconscient collectif
- pour entraîner toutes les énergies créatrices (celles du champ de forces et celles de l’inconscient collectif) à former une spirale d’attraction, un vortex
- qui sera poussé en tension extrême jusqu’à son point de rupture (à l’aide d’un choc aléatoire).
- Car à ce point, les énergies un instant dispersées, se réorchestrent selon un courant créateur dominant en attente de se manifester : le courant émergent.
- C’est la chance du projet, son coup de génie : la possibilité maintenant de surfer une vague exceptionnelle dans le traitement de sa problématique.
Pour cela le projet, déjà inspiré et porté par un souffle puissant (il est né d’une inspiration), doit se rattacher à la source archétypale universelle qui l’a suscité.
- Cette mise au jour est déterminante : la source d’inspiration, archétype de création appartenant à l’inconscient collectif, est le point d’accroche du projet avec la dimension universelle
- C’est avec cette source et son domaine d’expression que le projet va pouvoir se constituer en champ de forces puis être mis en résonance avec le tout.
- C’est dans ce rattachement que l’on peut commencer de vivre et ressentir une universalité du projet.
- C’est cette universalité qui permet de se mettre en résonance avec l’inconscient collectif et de produire avec lui, à partir de la question à traiter, l’effet de spirale d’attraction qui peut rejoindre le courant émergent.
En fait, la source archétypale est le premier signe du courant émergent, le messager qu’il a suscité, à travers le projet, pour se faire découvrir.
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dimanche, 03 février 2008
5- LES VORTEX DU NOUVEAU MONDE
Les passages vers la nouvelle ville
Grande ville commerçante, descendant en collines vers un port très actif. Panorama sur l’ensemble. Un curseur se déplaçant dans l’image indique que nous sommes sur un écran d’ordinateur. Une main se substitue au curseur et un zoom avant se met en mouvement vers la fenêtre ouverte d’un immeuble. Le regard entre dans la chambre. Un homme est à son bureau, en train de relire le texte qu’il vient de taper sur son ordinateur portable. Le texte s’affiche au bas de l’image, dans la zone de texte.
« Il y a plusieurs mois maintenant que je suis en voyage au loin des miens et ils me manquent d’autant plus que la date de mon retour est de plus en plus incertaine. L’aventure dans laquelle je me suis engagé en entreprenant de faire connaître les chefs d’œuvre de nos métiers et certaines perles de notre culture m’a exposé à de nombreux dangers dont, par chance, je suis toujours sorti sain et sauf. Mais aujourd’hui, ma situation est devenue extrêmement préoccupante car je pourrais venir à disparaître avec la ville, dans l’engloutissement où elle est en train de sombrer. C’est pourquoi j’ai entrepris de t’écrire, mon cher père, et de t’appeler à mon secours : toi seul peut m’arracher au naufrage de cette ville dont je n’arrive pas à me dégager. Toutes les pistes que j’ai tenté d’ouvrir ou finissaient en boucle ou me ramenaient dans cette chambre. Et il me reste peu de temps, car le quartier de mon hôtel est en train de se défaire et il me faut trouver un autre lieu sûr. J’ai besoin de ton témoin de rappel, le mien me ramenant toujours dans cette chambre.
Il faut savoir qu’en parallèle à la ville qui sombre, une ville nouvelle est en train d’émerger comme poussée par un courant d’une vitalité extraordinaire qui s’alimente à la multiplication des îlots de survie que les gens inventent pour s’en sortir. C’est elle qu’il me faut rejoindre au plus vite si je veux échapper à la nasse qui est en train de se refermer sur moi et sur une grande partie de la population, ici, mais il y a une sorte d’étanchéité entre les deux villes, et je n’arrive pas à passer de l’une à l’autre, quoique je fasse, je reste coincé dans une boucle et suis toujours ramené ici.
Pourtant il existe un réseau de citoyens très actifs qui travaillent au développement de ce courant de création et assurent le passage d’une ville à l’autre. Ils sont très bien organisés et sont en train de mettre en place un maillage de plus en plus serré de stations de transfert. Ils appellent cela des vortex de création. Ce sont des groupes de personnes qui agissent en co-création sur des projets de ville alternative qu’ils activent en spirales d’attraction de plus en plus rapides et dont le tourbillon, lorsqu’il éclate, fait passer dans la ville nouvelle. Ils produisent ce tourbillon avec des techniques de création en improvisation collective et de surenchère d’inventivité, à la recherche de coups de génie qui permettent de sauter de l’autre côté. Il faut absolument que je puisse entrer en contact avec un de ces vortex mais malheureusement mon hôtel leur tourne le dos, ma fenêtre donnant sur la mer. Toi, tu devrais pouvoir en localiser, à partir de là où tu te trouves et utiliser ton pointeur. Je compte sur toi, tu es ma seule chance… Mais peut-être m’as-tu capté, maintenant. Est-ce que tu me vois sur ton écran ?... Nous devrions être en temps réel, si tu m’as rejoint. Je te laisse écrire dans mon message. »
L’homme s’est levé et se dirige vers la fenêtre comme pour se montrer à un observateur qui le regarderait depuis la mer. Il retourne s’asseoir devant son écran. Commence de s’afficher la frappe d’un autre texte.
« - Oui, je te vois bien, Philippe, et je suis désolé de ce qui t’arrive. Courage, la vitesse de la pensée va nous permettre de multiplier les tentatives et de te sortir de là. Je suis un peu au courant de ce qui vous arrive ici, car c’est général à toute l’Italie du nord et j’ai pris des renseignements dés que j’ai su que Gênes était touchée. »
L’image, par un zoom arrière revient au panorama du début. Le curseur se déplace sur l’image et la fait défiler de droite à gauche et de haut en bas. Le texte continue de s’afficher au fur et à mesure.
- Je ne vois aucun tourbillon, pour l’instant.
- Je ne pense pas que tu les trouveras directement. Vas du côté de la Bourse de commerce, je sais qu’il y a eu de grands changements dans ce quartier. Et observe l’architecture. Tu de vrais trouver des bâtiments neufs ou rénovés. Regarde bien. Quand tu seras sur un immeuble neuf, synchronise mon ordinateur avec le tien, que nous ayons la même image, et emmène moi : zoome et fais moi entrer. Nous n’avons que quelques heures devant nous, mon quartier s’effondre, les façades de l’autre côté de la place sont en train de lâcher. Il nous faut faire vite… Bravo, ça y est nous sommes synchronisés. Maintenant je peux pointer ce que je veux. Je reprends la main, d’accord ?»
L’image s’est arrêtée sur la Bourse de commerce, s’est déplacée par un zoom avant vers le théâtre de la ville et commence à aller de façades en façades. C’est un quartier qui semble complètement rénové. Magasins, immeubles d’habitation, rues piétonnes se succèdent, puis les abords d’un grand hôtel. Le quartier est très animé. L’image s’immobilise, se rapproche. Hôtel Prince Antoine. Le curseur cherche. Main. Grand hall de l’hôtel. Déplacement à gauche, le curseur balaie l’ensemble de l’image et fait apparaître plusieurs liens. Clic et zoom sur un personnage dans un fauteuil. On entend sa conversation avec son interlocuteur. Coupure. Retour au hall, lien sur une femme qui marche vers l’ascenseur. La chambre où elle se rend, probablement. Une suite. Dans le salon une femme, une artiste, manifestement, montre à un homme d’affaires des dossiers ouverts en grand sur le sol, une sorte de collection. Elle tourne les pages, très colorées. Ce sont des planches d’architecture intérieure, exposant des espaces d’accueils, des halls, des vestibules…
Zoom sur une image. Lien. Clic. Une mosaïque d’images avec autant de liens apparaît. Ouverture des images, les unes après les autres. Ce sont autant de parcours en trois dimensions dans un même espace, mais habillés de façon différente. Le passage d’un film à l’autre, la succession des variations, le cheminement sur plusieurs parcours en même temps, toujours dans le même endroit,- mais c’est justement le hall de l’hôtel Prince Antoine -, commence à faire comme une mélodie d’impressions attirantes. Voilà certainement un vortex de création, dans lequel convergent une quantité phénoménale de propositions de décoration, rassemblées pour se renvoyer les unes aux autres par leurs ressemblances, différences, et métamorphoses et se mettre en effervescence de montrer toujours mieux.
Il y a d’ailleurs, un cadre vide qui reste à l’écran, indépendamment de tous les parcours. Curseur, main, clic. Vue en perspective du hall de l’hôtel mais décomposé en plusieurs modules qui ne donnent que les tracés de l’espace, offrant manifestement à être modifiés, restructurés, habillés à l’aide de la palette d’outils qui vient d’apparaître et des consignes qui s’incrustent au bas de l’écran.
« Vous aussi participez à la création de l’hôtel Prince Antoine et à la conception de son hall d’entrée. Ajoutez votre touche d’invention dans la co-création en cours à l’aide des outils qui s’affichent à l’écran. Vous ne pourrez valider votre apport de façon définitive qu’à condition d’enregistrer votre identité et celle de deux invités, au moins, qui viendront, par vous, contribuer à ce vortex d’improvisation collective. Vous pouvez néanmoins entreprendre votre composition tout de suite en ligne à l’aide de ce dossier provisoire qui sera conservé 24 heures.
Prenez connaissance du thème à traiter, et sachez qu’on attend de vous que vous lui trouviez une réponse exceptionnelle. Une réponse qui va sauver des vies. Commencez par visionner un grand nombre de propositions, imprégnez-vous en pour stimuler votre créativité. Puis faites des essais les plus débridés possibles, en résonance avec les productions des autres visiteurs. La surenchère d’idées que vous aller vivre vous amènera en phase d’accélération : au signal sonore cliquez un lien au hasard et, à travers ce choix, recevez la réponse. Exprimez votre découverte en quelques phrases. Merci d’avance pour votre contribution».
Les consignes sont signées : vortexdunouveaumonde.org. Main, clic, ouverture du site. Carte de l’Italie du Nord constellée de points colorés. Curseur sur Gênes, clic, carte de la ville. Découpage en grands espaces de couleurs différentes.
Distinction des quartiers condamnés et des quartiers émergents. Les quartiers condamnés sont constellés de points qui indiquent les vortex de création en cours. Il y a aussi des vortex dans les quartiers émergents, là où les créations ne sont pas encore achevées. Recherche alphabétique. Hôtel Prince Antoine. Carte du quartier du Théâtre de la Ville. Le théâtre est condamné, mais la présence de quelques vortex indique que des courants émergents ont été accrochés et qu’il y a des projets en cours qui le concernent. Main, clic. Rassemblement d’une troupe de comédiens sur un vaste plateau. Ils portent des masques et des costumes haut en couleurs et extravagants. Il doit s’agir d’un carnaval. Le curseur balaie l’image, les liens sont nombreux, il y en a pratiquement sur chaque personnage. Homme aux échasses. Lien. Clic. Mosaïque d’images. Balayage du curseur, des films s’animent. Il y a là tout ce qu’on peut imaginer faire faire à un homme planté sur des échasses. Dans l’écran vide, avec les consignes, gabarit du personnage, à enrichir en rapport avec ce qu’on trouve déjà tout autour.
Coupure, retour en arrière, reprise de la vue panoramique du quartier du théâtre et déplacement dans l’image à la recherche de l’hôtel Prince Antoine. Le voici. C’est une réalisation nouvelle. Plusieurs vortex en cours. Affichage en images. Façade de l’hôtel. Panorama sur son environnement proche. C’est un quartier transformé. Des liens dans l’image indiquent les vortex. Clic sur le hall, apparition du vortex de création de la décoration du hall et de sa mosaïque d’images et de films. Le chemin est balisé maintenant et peut se retrouver facilement.
Retour en arrière par la fermeture successive des images, de nouveau plan de la ville. Conversion en image, et panorama à nouveau de l’ensemble de la ville.
En bas de l’écran, le texte de communication des deux personnages réapparaît. La frappe reprend : « Serait-il possible que tu fasses venir ici mes deux frères et que nous nous synchronisions pour tenter un passage dans l’un des vortex du Théâtre de la ville. Je crois que nous pourrions faire des apports intéressants sur la grande scénographie des fêtes de carnaval et nous mettre en accélération pour passer de l’autre côté. Nous nous arrangerions ensuite pour trouver des invités sur place qui leur rendraient leur liberté et leur permettrait de retourner à la maison. Je crois que tu en as assez vu pour les convaincre, non ?
- Oui, tout à fait. Je vais revenir avec eux et nous passerons tous les quatre. Je me dépêche. Il te reste sept heures, n’est-ce pas ?... A tout à l’heure. »
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dimanche, 06 janvier 2008
4- VOIR A PARTIR DE L'INCONSCIENT COLLECTIF
Voir à partir de l’inconscient collectif
Contexte
Imaginons le « marché » du camion. Ce sont des marques, des concessionnaires, le monde du transport, en pleine évolution dans le contexte du développement durable. Imaginons une marque dynamique, bien au fait de cette évolution générale, qui pressent les tendances à venir et, pour cela, a refondu complètement son image. Cette image, elle veut la faire adopter par tous ses concessionnaires : elle met à leur disposition un certains nombre de moyens techniques (enseignes, signalétique, etc.) en échange de quoi elle demande une adaptation et une rénovation des bâtiments des concessions. Comment obtenir du réseau assez d’adhésion pour engager un tel investissement ? L’intelligence collective de la méthodologie Horaklès peut apporter une réponse.
La tendance émergente à l’oeuvre
Faisons regarder la situation aux concessionnaires à partir des grands courants créateurs de l’inconscient collectif.
1- Un courant émergent cherche à se faire connaître pour faire évoluer le domaine du transport. Il n’a, pour cela, que la créativité des protagonistes de ce domaine. L’un de ceux-là, qui sent le vent favorable, a refondu complètement son image pour se faire mieux valoir auprès de ses clients. Il pourrait être le premier à rejoindre ce courant émergent.
2- L’inconscient collectif va lui envoyer l’un de ses principes d’inspiration (lequel ?) et stimuler (c’est toute la refonte de l’image de l’entreprise) son projet en lui ouvrant des voies inventives novatrices.
3- Mais cela, en lien avec tout le domaine (d’autres marques, si elles sont assez dynamiques, peuvent aussi bien faire l’affaire) et en mettant en œuvre toute la culture, les savoirs faire et les expertises les plus avancés de la créativité que tous partagent dans ce domaine.
Le champ de forces
La méthodologie Horaklès va permettre de découvrir et nommer cette source d’inspiration et son champ d’expression, qui sont à l’origine de la démarche de refonte de l’image de l’enseigne. Puis de rattacher le projet de diffusion de la nouvelle image à ce champ de forces et à sa résonance avec les tendances émergentes de l’inconscient collectif Si l’on peut donner à voir sous cet angle la politique de rénovation de la marque, il sera plus facile d’entraîner l’adhésion des concessionnaires : car alors ils auront le sentiment de compter dans le développement d’une vague que chacun amplifie d’une transformation que les tendances émergentes de l’époque ont initiée et que cette nouvelle image permet de chevaucher tous ensemble.
Résultat
Jusqu’à former, tous ensemble, une spirale d’attraction créatrice : un vortex d’innovation qui va pouvoir multiplier les trouvailles dans le déploiement du courant émergent.
09:35 Publié dans Groupes Horaklès d'Intelligence Collective | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 01 janvier 2008
VIVE 2008
Puisse 2008 être,pour vous et les vôtres,l'année de tout recevoir.
Ouvrez grand votre génie à recevoir.
11:15 Publié dans Groupes Horaklès d'Intelligence Collective | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

