mardi, 24 janvier 2006

TEMOIGNAGES sur la pratique d'intelligence collective

Béatrice Bottet, écrivain

Enfant, déjà, elle écrivait. Tout le temps. Facilement. Du coup, en grandissant, Béatrice Bottet a voulu arrêter, “pour passer aux choses sérieuses”, dit-elle drôlement. La vie conjugale, l'enseignement. Mais comment cesser d'être écrivain ? “Quand j'ai eu des enfants, j'ai eu l'excuse d'écrire pour eux, et j'ai publié des romans pour la jeunesse chez Bayard”.Et puis, voilà qu'elle perd l'inspiration, “à la suite d'une thérapie réussie, dit-elle. J'allais bien mais je ne retrouvais pas le jaillissement du temps où j'allais mal”.Elle rame en écrivant une trilogie de romans historiques demandée par son éditrice, bien que ce soit son domaine de prédilection : “J'écris des aventures et des romans d'apprentissage, souvent avec un petit fil fantastique et situé dans un passé qu'on pourrait appeler “parahistorique” : celui des traditions, des coutumes, des légendes et de la vie quotidienne d'autrefois”.

 

Elle participe d'abord à des ateliers d'écriture de contes organisés par Jean-Pascal Debailleul, et fréquentés aussi par des auteurs de BD comme Tripp, Makio ou Franck Giroud. Et puis, elle décide de faire avec lui en accéléré un séminaire d'intelligence collective. “Cela ne m'était pas totalement étranger, car j'ai souvent eu le sentiment que ce n'est pas moi qui écris. J'ai la vision d'une sorte de nébuleuse autour de ma tête, qui contient toutes les histoires. Et ma tête est une sorte d'entonnoir qui happe les histoires. Il y a des gens sur la terre qui sont comme des antennes et appellent ces histoires. Donc, j'ai éprouvé cette impression que l'auteur n'est pas seul, que j'étais en relation avec plusieurs pôles”

 

Le conte que j'ai tiré au début du travail en intelligence collective est celui des “Douze frères” où l'héroïne est délivrée au moment où elle est liée sur un bûcher. C'est la source d'inspiration qui est apparue pour moi : la libération des entraves.

 

La deuxième étape a consisté à se tourner vers les “appelants” : tous ces demandeurs d'histoires parlant de se libérer des entraves, qui peuvent-ils être ? La réponse est venue : ceux qui ont le souci de réhabiliter les personnes déconsidérées, calomniées, diffamées, mais qui ne savent comment. Puis, le travail ensemble a fait apparaître ceux qui oeuvrent à cette réhabilitation des êtres. “Comme toujours, explique Béatrice Bottet, on part d'une phrase prise au hasard d'un livre qu'on a sous la main. Là, il était question d'une grenouille mangée par des fourmis, et dont il ne restait qu'un petit os en forme de cœur. Quand il ne reste plus rien, après les pires épreuves, reste le cœur indestructible”.

 

Magnifique expression, qui semble répondre de loin à la plainte de Joachim du Bellay : “Où est ce cœur vainqueur de toute adversité ?”. Qui réveille et convoque ce qu'il y a en nous de plus précieux, de plus inaliénable, de plus inaltérable.

 

“Reste à vivre cela pratiquement”, dit l'énergique Béatrice, qui n'est pas femme à se payer de mots, même si les mots ne lui manquent pas. De cette plongée dans le monde de l'inspiration, Béatrice Bottet a gardé, selon les prescriptions de Jean-Pascal Debailleul, une formule qui concentre et rappelle les intuitions initiales :“Chaque jour, la vie inspire, d'une façon ou d'une autre, la possibilité infinie que je suis (“que je suis, et non pas que j'ai”, souligne la grammairienne) de libération des entraves, au secours des êtres de bonne volonté qui travaillent à la réhabilitation de toute personne, avec le soutien des combattants du cœur indestructible”.Obéissante, elle a décidé de suivre à la lettre le protocole très précismis au point par Debailleul.

 

“Je répète cette formule chaque matin devant ma fenêtre ouverte, et au bout de quelque temps, je vois le paysage différemment, je suis moins myope, ma vision, physiquement, va plus loin. Je me mets à ma table de travail consciente que le fait d'écrire va participer à la libération des entraves, même si mes moyens sont bien faibles. Je visualise autant que faire se peut les personnes à qui mon travail va être utile pour retrouver leur beauté dépréciée. Et je demande le déclic qui va me permettre d'écrire, c'est-à-dire de faire avancer l'intrigue, car c'est là-dessus que je bute. Je vois les personnages mais je ne sais comment les faire évoluer, et l'anxiété me bloque”.

Et le ressourcement de son talent en intelligence collective a changé cela ? “Oui, je ne me fais plus de souci. Il me semble que quelque chose se déverse en moi. Beaucoup de gens ont cette impression que leur imaginaire est en quelque sorte en dehors d'eux-mêmes. Je ne suis pas maîtresse des idées qui me viennent, et je retrouve le plaisir d'écrire sans être bloquée par l'intrigue. C'est périlleux de se dire qu'on ne sait pas où on va, et pourtant ce n'est pas si périlleux, puisque ça marche”.

 

Mais alors, il y aurait là une recette infaillible pour trouverl'inspiration ?“Ce n'est pas de l'ordre de la recette, précise Béatrice Bottet. S'il s'agissait d'un processus mécanique, le canal ne s'ouvrirait pas. C'est un outil, mais humain et non pas technique, qui me relie à autrui et à mon travail. Je ne suis pas très mystique, mais j'ai compris pourquoi les religieux dans leurs couvents pouvaient redire les mêmes prières sans que cela s'affadisse, en retrouvant chaque fois une vibration vivante”.On peut être seul devant son ordinateur comme dans une cellule, et participer à la vie universelle. Souvent, on le sait, les artistes solitaires sont d'incomparables témoins de leur époque.“Je m'inquiétais de ne rien faire pour les autres, je me disais qu'il vaudrait mieux s'engager avec Médecins sans frontières, et j'ai découvert que l'écriture me donne un autre contact avec l'humanité, une responsabilité et une mission particulières”.

 

Béatrice Bottet achève aujourd'hui un nouveau roman historique, qui prolonge la saga déjà publiée. La trame rappelle Les Deux Orphelines : au XVIè siècle, deux sœurs jumelles sont séparées. L'une devient souillon dans une taverne, l'autre est adoptée par une famille riche. A travers les tribulations elles gardent la nostalgie l'une de l'autre. Cela s'intitulera Le chant du loup (parution le ... chez Casterman) et, quoi qu'il arrive, son auteur a la certitude que ce travail contribuera à la “libération des entraves”, et sera bénéfique pour tous, “même si ce n'est pas mesurable par la forme actuelle de notre conscience”.

jeudi, 19 janvier 2006

INVITATION à un ESSAI

 
ESSAI GRATUIT à participer à  un collectif de création
Chers amis,
Au cours de la réunion de lancement des "Collectifs de création", le 17 janvier, il a été proposé de développer en deux temps cette mise en place des collectifs:
1- Tout d'abord vous avez été invités(à titre gratuit) à participer à l'atelier de création en intelligence collective selon le calendrier ci-joint, afin de vous faire une idée de la méthode utilisée pour soutenir ces collectifs;
2- pour ensuite rassembler des pairs qui, invités aussi à un premier mois d'essai, seront intéressés à faire avancer avec vous  le même domaine de création.
3- Le collectif que vous mettrez en place se réunira alors dans le cadre des ateliers de La Voix des Contes le temps de trouver sa vitesse de croisière et de donner du résultat, avec la souplesse néanmoins de devoir rassembler à chaque atelier un minimum du tiers des membres: ce qui permet d'assurer des rotations et diminue le coût de participation d'autant.
Le calendier ci-joint ainsi que la lettre ouverte aux créateurs vous permettront de contacter vos partenaires potentiels et de vous inscrire, séparément ou ensemble, en prenant directement contact avec La Voix des Contes.
Les collectifs se mettant en place à leur rythme au cours des mois qui viennent,  vous pouvez donc  venir faire cet essai  indépendamment les uns des autres et dans la limite des places et des sessions disponibles (cf calendrier). 
Je reste à votre disposition pour répondre à vos questions. Surtout n'hésitez pas à m'appeler.
Le lancement s'est trés bien passé et sous les meilleurs auspices, l'accueil de la proposition comme l'évantail des participants étant trés prometteurs. La balle est dans votre camp maintenant, tout est prêt pour vous recevoir, dés le lundi 30 janvier ou le mercredi 1 février.

PROGRAMME 2005-2006, 2 formats :                                   Essai gratuit (Tarif : 200€/module)

Atelier hebdomadaire, le mercredi soir de 19h00 à 23h00 :
Oct: 28/09, 5,12,19. – Nov: 26/10, 2,9,16. – Dec: 23,30/, 7,14. – Janv: 4,11,18,25. – Fev: 1, 8, 15,22. – Mars: 1,8,15,122. – Avr: 29/03, 5,12,19. – Mai: 3,10,17,24.- Juin: 31/05,7,14,21.

Atelier sur 2 jours les lundi-mardi de 9h à 18h: Oct:10-11. – Nov: 21-22. – Dec: 19-20. – Janv: 30-31. – Fev: 27-28. – Mars: 27-28. – Avr: 1-2/05. – Mai:29-30. – Juin: 26-27. Les chiffres soulignés sont des séances d’accélération (le soir de 19h à 23h). Il y aura donc chaque mois une séance d'accélération à laquelle peuvent participer des personnes non inscrites dans l'atelier.

mardi, 10 janvier 2006

LANCEMENT DE COLLECTIFS DE CREATION

Partage du pouvoir visionnaire.
             
De créateur individuel devenez créateur collectif :
Ensemble, faites apparaître
les grands courants de création de demain.


 

Constitution de « collectifs de création »

travaillant en intelligence collective


La Voix des Contes a mis au point un ensemble de pratiques originales de création en intelligence collective, inspirée de la sagesse des contes.  Elle donne les moyens d’en finir avec le labeur individuel et de devenir un créateur collectif qui développe un songe visionnaire vecteur de ressources d’éveil pour la conscience collective.
>> Il s’agit, aujourd’hui, de travailler ensemble des projets en les reliant à des champs d’innovation et les projeter à la rencontre des grands courants de création de demain. Les outils d’intelligence collective de La voix des Contes le permettent, et nous en publierons les résultats avec les éditions Yves Michel.
>> A cette séance de lancement, seront présentés les possibilité visionnaires de ces outils et le projet éditorial qui les sous-tend . Puis nous évaluerons les domaines dans lesquels les participants souhaitent intervenir, et mettrons au point les thèmes de création sur lesquels se rassembler. Enfin nous constituerons les collectifs de créateurs et définirons les ateliers. Merci de saisir cette chance !

 

Mardi 17 janvier 2006 à 19h précises.
à La Voix des Contes,  25 rue Titon 75011 Paris,  Tel 01 40 09 21 11