lundi, 04 juin 2007

INNOVATION PLANETAIRE ET INTELLIGENCE COLLECTIVE

L’ANGE EXTERMINATEUR

C’étaient les vacances. Je m’étais levé le premier ce jour-là, bien avant tout le monde, et j’étais sorti. L’air était vif, si pur. La lumière naissante du petit jour annonçait une très belle journée. Je marchai sur le chemin en contrebas de la maison et entrepris mon petit tour matinal. Mais une insatisfaction sourde apparut en moi. La journée qui s’annonçait était trop belle pour qu’elle soit comme les autres ; et soudain je connus qu’à poursuivre comme je faisais j’allais la perdre. Perdre quoi ? Je ne savais. Mais la rater, manquer quelque chose de très important.

Je dépassai le calvaire où d’habitude je rebroussais chemin et je m’engageai dans la pleine campagne qui s’ouvrait devant moi : j’étais décidé, j’irais au bout de ce qui m’appelait.

Je marchai d’un pas vif. L’humidité du matin était pénétrante. L’herbe m’envoûtait de son odeur. Au loin le soleil dépassa le sommet des collines. Une pensée traversa mon esprit : « Tu es à la racine des choses ». Cela voulait dire que je pouvais les voir naître. Une camionnette me dépassa, je tournai la tête. Avec le chauffeur nos regards se croisèrent, et je sus qu’il verrait mourir quelqu’un aujourd’hui. Un oiseau passa en criant, et s’envola au loin vers une maison où il se posa : Je sus qu’une famille vivait là un grand bonheur. En approchant le village, sur le pont, je perçus la rivière : un don de paix pour tous. Je descendis sur la berge et y pris un peu de repos. Une libellule vint se poser sur une branche prés de mon visage, attira mon attention par son bruissement d’ailes et son vol tournoyant autour de moi. Je compris qu’elle voulait me montrer le chemin. Je remontai vers la route et entrai dans le village. Je sentis que je n’avais pas envie de venir là, mais la libellule insista.  J’aurais préféré poursuivre dans la garrigue. Quand je débouchai sur la place, un homme sortait de la boulangerie avec son pain. Et je sus qu’il fallait que je trouve un moyen pour aimer le village. C’était une drôle d’idée, mais impérieuse… Il fallait le faire tout de suite…comme s’il risquait de disparaître… Comme si  tous ces gens qui m’étaient indifférents risquaient d’être éliminés faute d’avoir existé à temps dans mon esprit !

Et voilà qu’ils commencèrent de naître devant moi, apparaissant pour se faire voir, montrant un mystère, chacun, par lequel ils devenaient indispensables… et beaux. C’était saisissant. J’avançai dans le village comme un ange cherchant à conjurer, en la précédant par son regard d’amour, la mort. Et à tous je trouvai une lumière, un éclat d’être qui les sauvait.

Mais ce n’était pas suffisant, le village pourrait être balayé tout de même par l’ange exterminateur qui suivait la mort. Il fallait que tous ensemble ils obtiennent grâce pour leur rassemblement aussi. Comment ? Que fallait-il que je voie de plus que la lumière de leur utilité à chacun ? Leur rassemblement aussi, devait naître en moi, son génie apparaître : que sa présence soit une prise visionnaire par laquelle le Ciel puisse être révélé ici. Et je me posai la question : « Qu’est-ce que ces gens ont à faire ensemble ? Qu’est-ce qui les réunit ici ? ». C’est la libellule qui me le montra. Elle se posa sur la margelle de la fontaine, je m’approchai : une revue gisait au fond de l’eau. Je lisai son titre : L’entreprise. Et je sus que ce village prophétisait : il fallait sauver les entreprises du passage de l’ange exterminateur qui allait venir. Voir leur génie et leur permettre de rassembler leur pouvoir visionnaire afin de révéler les grandes innovations attendues, pouvaient seuls leur faire trouver grâce devant le grand destructeur qui avait pour mission de n’épargner que l’utile.

Le village avait un festival de jazz,  il aurait dés l’année prochaine son Carrefour de l’Innovation par l’intelligence collective. Tous ensemble ils sauraient le faire, ils le faisaient si bien pour le festival. Leur âme collective venait de naître en moi, le village était sauvé.

 

samedi, 05 mai 2007

GENIE COLLABORATIF ET INTELLIGENCE COLLECTIVE

Vision partagée et innovation

Nous savons tous combien une vision partagée peut stimuler le pouvoir d’innovation d’une entreprise. Et il existe quelques méthodes puissantes pour mobiliser tous les acteurs d’une organisation à mettre au jour un projet commun, une vision du futur autour desquels conjoindre toutes les forces vives de la structure. Si ces visions partagées donnent un premier élan puissant, -  généralement elles s’accompagnent de plans de formation qui permettent de refondre tout le management de l’entreprise- il s’avère qu’elles connaissent une usure avec le temps et que l’inertie reprend le dessus, faute d’être fondées à un niveau de créativité suffisamment élevé. Ce n’est plus le cas lorsque ces projets d’entreprise sont refondus dans la dimension universelle et que leur génie universel est mis au jour.

 

 

 

Refondre dans la dimension universelle
Comment refond-on un projet dans la dimension universelle ?  En découvrant la source d’inspiration, le principe actif archétypal qui, à travers ce projet, trouve son expression, fait avancer son domaine et capitalise de nouveaux apprentissages et savoirs faire, à la croisée des grands courants de l’inconscient collectif. Mais on ne peut faire apparaître ce genre de source qu’à un très haut niveau de créativité qui déclare son ambition et le paradigme d’universalité dans lequel il s’inscrit. C’est la vocation de la méthodologie Horaklès de mettre au jour ces sources universelles sous-jacentes,  pouvant apparaître à l’arrière plan de projets collectifs.

 

Chaque fois, pour ces projets, cette refonte dans la dimension universelle fait ressortir un ensemble de pouvoirs spécifiques particulièrement intéressants à identifier :

-         Génie économique
Tout d’abord la macro compétence de cette entreprise dans la globalisation du champ économique. On peut parler alors de génie économique. Sony  a pour macro compétence, par exemple, la miniaturisation.

-         Génie collaboratif
Le deuxième pouvoir que fait apparaître le génie universel est celui du SENS. A décliner en interne dans l’organisation et son management : c’est le génie collaboratif de l’entreprise.

-         Génie « consom'actif »
A décliner aussi dans la relation au client, son acte de consommation pouvant être enrichi de ce sens universel et devenir universel. C’est le génie « consom'actif » de l’entreprise.

-         Génie sociétal
Le troisième pouvoir est le pouvoir de conscience collective. Telle production de services ou de biens marqués de sens universel devient modèle d’expérience collective, mode d’être ensemble, répondant  au défi d’un archaïsme collectif. C’est le génie sociétal du projet d’entreprise.

-         Génie mythologique
Là où le projet d’entreprise s’était construit par structuration de certains aspects de l’organisation et leur projection vers un futur rêvé ou fantasmé, - et donc sujet aux modes- , par sa refonte dans la dimension universelle il acquiert au contraire une pérennité qui le rend inusable et en fait une source d’inspiration inépuisable à la façon des grands mythes ou des légendes, se donnant à être réinterprété encore et encore, comme les grandes œuvres,  génération après génération par les collaborateurs et les clients s'attachant à en vivre l’universalité : réalisations et  évènements appelés par l’évolution de l’environnement. Et là il faut parler du génie mythologique de ces grandes visions universelles d’entreprise.

 

 

 

dimanche, 25 mars 2007

L'IMAGINAIRE AU SERVICE DE L'INTELLIGENCE COLLECTIVE

L'IMAGINAIRE DANS LES ORGANISATIONS

Dans les contextes particulièrement demandeurs d’innovation où s'invente le futur, comme dans les organisations écologiques ou les instances publiques de réglementation et préconisation environnementales, on peut s'interroger
sur l'exemplarité de leur management en matière de culture de l’innovation et des pratiques d'intelligence collective.

 

Maîtriser l’imaginaire, pourquoi ?

Quand il s’agit d’inventer des dispositifs nouveaux, la possibilité de concevoir, élaborer et tester dans la dimension virtuelle – comme le recours aux logiciels 3D le montrent bien-, est un atout considérable. La dimension imaginaire est une dimension virtuelle qui permet cette commodité. Il est plus facile de circuler dans la réalité par des images que physiquement. Et d’accéder à des informations et des possibilités qui, combinées autrement, peuvent donner lieu à des solutions innovantes.

Imaginer demain ne peut se faire que par l’imaginaire, or curieusement collaborateurs et dirigeants n’osent pas aller dans l’imaginaire, alors qu’il existe des clés simples pour développer avec l’imaginaire des partages et développements de la vision riches en invention. Ce sont ces clés que propose la méthodologie Horaklès® de création en intelligence collective, pour stimuler les ressources de l’imaginaire et en développer la maîtrise chez les managers.


Développer l’imaginaire ensemble, pourquoi ?

Pour un groupe de personnes habitées par  une nécessité commune, travailler ensemble leur vision  peut s’avérer une expérience extrêmement riche :

Apprendre à s’immerger ensemble et fonctionner en partage d’intuitions

Mobiliser ses états personnels d’ouverture

Renforcer le dialogue, développer fluidité et flexibilité

Élargir sa perception et se vivre comme dimension collective d’innovation

Se mettre en prise avec l’inconscient collectif et Créer ensemble.

 

Développer une excellence collective exemplaire, pourquoi ?

Dans un groupe fonctionnant en intelligence collective, la performance étant supérieure à la somme des talents réunis, la capacité de contacter des possibilités novatrices émergentes se multiplie et donne une excellence créatrice plus pointue. L'ambition collective de ces organismes ne peut qu’en être plus motivante, à la hauteur de cette excellence. Et dans leur mission de service public, cette excellence dans l’innovation est un atout en terme de cohérence et d’image.

C’est pourquoi il faut s’attacher à mettre en place, dans ces organismes, des pratiques de stimulation de l’imaginaire en intelligence collective et mettre au point des modèles d’excellence créatrice dans des groupes pilotes qui implanteront dans l’ensemble du management une culture de l’innovation qui ait de l’âme.