mercredi, 28 février 2007

CREATIVITE QUANTIQUE ET INTELLIGENCE COLLECTIVE

Une sagesse pour la complexité

Il était une fois deux hommes qui  voyageaient ensemble, comme ils s’étaient arrêtés en chemin pour laisser tomber la chaleur, l’un d’eux s’étendit à l’ombre. Tandis que l’homme dormait, l’autre crut voir une mouche sortir de la bouche de son compagnon et entrer dans le squelette d’une tête de cheval qui se trouvait par là, et cette mouche tourna dans la tête de cheval dont elle visita tous les recoins puis elle revint "dans" la bouche du dormeur. Celui-ci dit à son réveil : "Si tu savais le beau rêve que je viens de faire, j’ai rêvé que j’étais dans un château où il y avait une infinité de chambres toutes plus belles les unes que les autres et sous ce château, jamais tu ne voudrais le croire, était enterré un grand trésor". L’autre lui dit alors: "Tu veux que je te dise ce qui s’est passé : regarde, tu es allé dans cette tête de cheval, oui... Oui j’ai vu ton âme sortir de ta bouche sous la forme d’une mouche et se promener dans tous les recoins de ces ossements puis elle est rentrée dans ta bouche". Alors, les deux hommes soulevèrent cette tête et creusèrent dessous et ils découvrirent un grand trésor.
Claude Seignolle, Le Rêve in Contes de Guyenne

 

Les contes existent dans un univers quantique d'interactions et d'attractions. Le héros, qui est toujours dans une impasse au départ, sait qu'une aide va lui être donnée, mais il ignore laquelle. L'aide est certaine mais indéterminée. Son besoin infini attirera une réponse imprévue surgie de l'infini des possibles. C'est peut-être un crapaud qui la lui donnera. Le héros parvient à son accomplissement miraculeux non parce qu'il sait contrôler son destin mais au contraire parce que, conscient de son impuissance, il s'en remet à la complexité de la vie qui le dépasse. Attitude spirituelle qui le relie au monde de la transcendance, de la fécondité, d'où lui viendra l'inspiration.

 

L'enjeu crucial de l'intelligence collective

Les défis d’aujourd’hui sont surhumains. On ne pourra y répondre qu’en étant intelligents ensemble

■ Performance de l’intelligence collective

- Les robots et l’accès démultiplié aux informations

- Les limites de l’électricité : la vitesse de la lumière

- Les robots biologiques et le dépassement de l’espace-temps. Les machines quantiques

- L’espoir d’une gestion absolue du savoir et de la masse quantitative des informations. En fait on reste dans le paradigme de la machine, l’homme étant lui-même une machine à manier des machines. Question de l’utilisateur et de sa créativité.

■ De l’humanité machine à l’humanité organisme vivant 

Le partage quantique des informations  à l’image des organismes vivants.

 

 

Comment fonctionner en organisme vivant

■ Le héros des contes, un héros quantique.

Le tout possible est un monde d’intelligences. Le héros circule dans ce monde d’intelligences à l’aide d’un signal intelligent, son signal de cohérence.

Le conte du Serpent blanc de Grimm

Il y a maintenant fort longtemps que vivait un roi dont la sagesse était fameuse et célébrée dans tout le pays. Il était au courant de tout et il n’y avait rien qui pût se faire à son insu : on eût dit que les nouvelles lui arrivaient à travers les airs et qu’il connaissait le secret de toutes les choses cachées. Mais il avait une bizarre habitude.

Chaque jour à midi, quand la table avait été débarrassée et quand il n’y avait plus personne autour de lui, le roi se faisait apporter une certaine terrine par un serviteur attaché à sa personne. La terrine était couverte et le serviteur lui‑même ignorait ce qu’elle pouvait contenir. Ni lui ni personne ne le savait. Car le roi attendait toujours d’être absolument seul pour la découvrir et en manger.

Il y avait déjà pas mal de temps que durait la chose, quand un jour, en remportant la terrine, le serviteur n’y tint plus :

Il emporta la terrine dans sa chambre, ferma la porte à double tour et ôta le couvercle. Et que vit‑il dedans ? Un serpent blanc.

Rien qu’à le voir, il eut envie d’y goûter et ne put se retenir : il en coupa un petit bout qu’il porta à sa bouche ; mais à peine sa langue y eut‑elle touché, voilà qu’il entendit à sa fenêtre un étrange murmure de petites voix fines. Il s’approcha et prêta l’oreille, s’apercevant alors que c’étaient des moineaux qui faisaient la conversation et qui se racontaient toutes sortes d’histoires sur ce qu’ils avaient vu dans les champs et dans les bois. D’avoir goûté au serpent l’avait doué du pouvoir de comprendre le langage des oiseaux et des autres bêtes.

Justement, ce jour‑là, il se fit que la reine s’aperçut de la disparition de sa plus belle bague, et que le soupçon se porta sur ce serviteur familier, qui avait ses entrées partout. Le roi le fit appeler devant lui et lui dit, avec des paroles dures et menaçantes, que si le coupable n’était pas découvert et désigné avant le lendemain matin, ce serait lui qui répondrait du vol et qui serait jugé. Il eut beau protester de son innocence, cela ne changea rien et il se retira sans avoir rien obtenu de meilleur, ni même un simple renseignement.

 Tout angoissé, il descendit dans la cour, où il resta à se demander comment il pourrait bien faire pour s’en tirer. Il y avait là, sur le bord du ruisseau, un petit monde de canards qui pares­saient et se reposaient, nettoyant et lissant leurs plumes du bec tout en bavardant paisiblement. Le serviteur s’arrêta au bord de l’eau et il commença de les entendre se raconter ce qu’ils avaient fait, où ils s’étaient pro­menés et dandinés ce matin‑là, quelles bonnes choses ils avaient trouvées à manger, quand il en surprit un à se plaindre avec humeur qu’il avait quelque chose qui lui pesait dans le jabot. “Figurez‑vous que dans ma hâte j’ai avalé une bague sous la fenêtre de la reine.” Le serviteur ne fit ni une, ni deux : il l’attrapa par le col et le porta à la cuisine, où il dit au cuisinier : “Celui‑ci est bon à tuer : il est dodu à souhait !

— Ça oui, dit le cuisinier en le soupesant dans sa main, en voilà un qui n’a pas plaint sa peine pour ce qui est de se gaver, et tu peux dire qu’il n’a que trop attendu pour se faire embrocher !

Il lui coupa le cou sur l’heure, et quand on l’eut plumé et vidé, on retrouva la bague de la reine dans son gésier.

 Le ser­viteur n’eut alors aucune peine à démontrer son innocence au roi, qui lui promit, pour réparer l’injustice qu’il avait commise, de lui accorder la grâce qu’il lui demanderait, si haute que fût la dignité qu’il lui plairait d’occuper à la cour. Le serviteur refusa tout et demanda seulement un cheval et une bourse de voyage, car il avait envie de voir le monde et de s’y promener un petit bout de temps.

Sa requête ayant été satisfaite, il se mit en route et arriva un jour près d’un étang, où il vit trois poissons qui s’étaient pris dans les roseaux et qui gigotaient désespérément pour retourner à l’eau. Bien qu’on prétende que les poissons soient muets, il entendit pourtant leurs gémissements pitoyables et comment ils se plaignaient d’avoir à mourir si misérablement. Parce qu’il était charitable de cœur, il descendit de cheval et libéra les trois prisonniers. Sortant leurs têtes à la surface, ils lui crièrent : “Nous saurons nous en souvenir et nous te récompenserons de nous avoir sauvés.”

Il remonta à cheval et poursuivit son chemin, et voilà qu’au bout d’un moment, il lui sembla entendre comme une voix à ses pieds, dans le sable. Il prêta l’oreille et entendit un roi des fourmis qui se lamentait : “Si seulement les hommes avec leurs grosses bêtes lourdaudes restaient loin de nous ! Voilà ce stupide cheval qui m’écrase sans pitié mes sujets sous ses sabots ferrés !” Le cavalier détourna sa bête dans un autre chemin, et le roi des fourmis lui cria : “Nous nous en souvien­drons et te le revaudrons !”

Le chemin qu’il avait pris le mena dans une forêt, où il vit un père corbeau et une mère corbeau, sur le bord de leur nid, en train de jeter dehors leurs petits. “Hors d’ici, bande de gloutons, criaient‑ils ; nous n’arrivons plus à vous rassasier, maudits pendards, et vous êtes bien assez grands pour vous nourrir tout seuls !” Les malheureux petits gisaient sur le sol, en battant gauchement de leurs jeunes ailes, et ils se lamen­taient : “Pauvres abandonnés que nous sommes, qu’allons‑nous devenir ? Il faut que nous trouvions nous‑mêmes notre nourri­ture, et nous ne savons pas voler ! Mourir de faim ici, c’est tout ce qui nous attend.”

Alors le bon jeune homme mit pied à terre, tua son cheval d’un coup d’épée et le laissa aux jeunes cor­beaux afin qu’ils s’en nourrissent. Ils sautillèrent auprès, man­gèrent tout leur soûl et crièrent : “Nous nous en souviendrons et te le revaudrons !”

Maintenant, il n’avait plus que ses jambes pour voyager, et après une longue, longue marche, il arriva dans une grande ville. Les rues grouillaient de monde et le vacarme était grand, mais tout se tut pour écouter un cavalier qui faisait une annonce : la fille du roi cherchait un époux ; mais celui qui voulait la gagner devait accomplir une difficile épreuve, et s’il n’arrivait pas à la mener à bien, il y laissait sa vie. Nombreux étaient ceux qui l’avaient tenté déjà, mais tous avaient joué de leur vie pour rien. Le jeune homme, lorsqu’il eut l’occasion de voir la princesse, fut si ébloui de sa beauté qu’il en oublia tout danger ; il se rendit devant le roi et s’offrit comme pré­tendant.

Il fut aussitôt emmené dehors et conduit au bord de la mer, dans laquelle on jeta au loin, sous ses yeux, un anneau d’or. Puis le roi lui ordonna de ramener cet anneau du fond de la mer. “Si tu reviens sans le rapporter, ajouta le roi, tu seras rejeté à l’eau jusqu’à ce que les vagues t’engloutissent.”

Toute l’assistance s’affligea pour ce beau jeune homme, puis se retira, le laissant seul sur le bord de la mer. Il se tenait debout sur le rivage, en se demandant comment il pourrait bien faire, quand tout soudain il aperçut trois poissons qui nageaient vers lui, et qui n’étaient autres que les poissons auxquels il avait sauvé la vie. Ils nageaient de front, et celui du milieu portait dans sa gueule un coquillage qu’il posa sur le sable aux pieds du jeune homme. Il ramassa le coquillage, l’ouvrit et trouva dedans la bague d’or, qu’il alla tout heureux rapporter au roi, n’attendant plus que sa récompense.

Mais la fille du roi, dans son orgueil, quand elle sut qu’il n’était pas son égal par la naissance, le repoussa dédaigneusement et exigea qu’il subît une seconde épreuve. Elle descendit dans le jardin et répandit elle‑même dix sacs de millet sur la pelouse. “Il faut que demain matin, avant le lever du soleil, il ait tout ramassé, dit‑elle, et qu’il n’y manque pas une seule graine.”

Le jeune homme, resta là, dans le parc, à se demander com­ment il pourrait venir à bout d’une pareille tâche ; mais il eut beau tourner et retourner le problème dans sa tête, il ne trouva rien de rien. Il se laissa tomber sur un banc et attendit là, bien tristement, le lever de cette aube qui serait celle de sa mort. Quand le jour se leva, éclairant de ses premiers rayons le gazon de la pelouse, il y vit, bien rangés l’un à côté de l’autre, les dix sacs remplis à ras, auxquels il ne manquait pas le plus petit grain de millet. C’était le roi des fourmis qui était venu pendant la nuit, avec ses milliers et ses milliers d’ouvrières, et qui avait employé tout son monde, par reconnaissance, à lui ramasser diligemment le millet et à remplir les sacs. La prin­cesse descendit elle‑même au jardin et vit avec stupéfaction que le jeune homme avait parfaitement accompli la tâche qui lui avait été imposée. Mais son cœur orgueilleux ne voulut pas se soumettre encore, et elle dit : “Même après avoir triomphé des deux épreuves, il ne deviendra pas mon époux avant de m’avoir rapporté une pomme de l’Arbre de Vie.”

  Le jeune homme n’avait aucune idée de l’endroit où se trou­vait l’Arbre de Vie. Il partit néanmoins, bien décidé à marcher aussi loin et aussi longtemps que ses jambes le porteraient ; mais il n’avait aucun espoir de le trouver jamais. Il avait déjà cheminé à travers trois royaumes, quand un soir, dans une forêt, il s’étendit au pied d’un arbre pour dormir : un bruit se fit dans les branches et une pomme d’or lui tomba dans la main. Au même instant, trois corbeaux descendaient se poser sur ses genoux et ils lui disaient : “Nous sommes les trois corbeaux que tu as sauvés de l’inanition et de la mort ; devenus grands, nous avons appris que tu étais en quête de la pomme d’or, et c’est pourquoi nous avons volé par‑dessus les mers jusqu’au bout du monde où croît l’Arbre de Vie, et nous t’y avons cueilli cette pomme.”

Débordant de joie, le jeune homme prit le chemin du retour et rapporta la pomme d’or à la belle princesse, qui n’eut plus rien à dire. Ils partagèrent la pomme de Vie et la mangèrent ensemble ; et l’orgueil, dans son cœur, fut remplacé par le plus grand amour.

Ils vécurent un bonheur parfait et atteignirent un très grand âge. « Le Serpent banc », in Contes de Grimm, Flammarion.

 

Commentaire

Le don du langage des animaux est une fréquence de résonance, un signal infini qui permet de communiquer avec l’infini des possibles : intelligences indéterminées et imprévisibles. Par la fréquentation de ce tout possible, s’élabore l’expérience d’un monde commun où tout est ensemble. Fonctionner en tant qu’ensemble, monde commun tenu par la cohérence d’un signal, est la figure de cette possibilité de commencer à relever les défis à la manière d’un organisme vivant.

 

■ Créativité du héros des contes

-  Le héros vit l’impuissance, ici, dans le monde physique. Alors il passe, là, dans la dimension d’information et d’énergie (quantique), et y circule à l’aide d’un signal intelligent (inspiration, talent éveillé) qui le fera fusionner avec les réponses dont il a besoin. 

-  Rencontre avec l’inspiration

Ce monde quantique, nous l’avons tous rencontré dans notre vie. Impuissant à accomplir un changement et usant nos forces en vain, nous avons soudain été saisi par l’inspiration, dans un instant créatif, et tout s'est ouvert subitement, comme par magie. D’évidence, la solution était déjà là, à portée de main, mais notre propre imagination et le conditionnement de notre mental nous la cachaient. Porté par l'intensité de notre besoin, nous avons eu accès à un monde de potentialité dans lequel attendent les réponses.

Les plus grandes découvertes ont été faites selon ce principe de la percée dans le monde de Tout-Possible. On peut citer l'exemple d'Archimède trouvant la formule permettant de mesurer le volume d'un corps en plongeant dans une baignoire qui déborde, ou de Newton découvrant la loi de la gravitation universelle en observant la chute d'une pomme. Les formes insignifiantes de la baignoire et de la pomme, en contact avec l'infini de la question que se posaient ces deux grands savants, ont suffit à leur ouvrir les portes du monde de Tout-Possible, dans lequel se trouvait la réponse à leur question.

A toute question authentique et intense que nous nous posons, correspond une réponse précise dans l'infini des possibles. La façon la plus juste de poser notre question, c'est donc de la situer dans la réalité totale qui inclut toutes les potentialités. La réponse à notre question est ici et partout, aisément accessible, mais un voile imaginaire nous en sépare. Si nous parvenons à concevoir cela, en dépassant les limites de notre conditionnement mental, nous pourrons alors la voir et la saisir.

Un conte arabe illustre bien cela :
« Un père avait trois fils. A sa mort, il leur laissa dix-sept chameaux en héritage et un testament pour faire le partage : le premier aurait la moitié, le deuxième le tiers et le troisième le neuvième. Mais comment partager dix-sept chameaux en deux ? Rapidement, les trois frères constatèrent leur incapacité à satisfaire la volonté de leur père. En désespoir de cause, ils firent appel au juge. Celui-ci se rendit chez eux à dos de chameau, écouta leur demande et réfléchit. Puis il leur dit : « Voilà ce que nous allons faire. Je vais vous donner mon chameau, comme cela vous en aurez dix-huit. Ce qui fera pour le premier, dix-huit divisés par deux égalent neuf, pour le deuxième dix-huit divisés par trois égalent six, pour le troisième dix-huit divisés par neuf égalent deux, soit au total neuf plus six plus deux égalent dix-sept chameaux. Ainsi vous serez quittes et moi, je reprendrai mon chameau. »

Etre capable de recourir au chameau absent suppose d'en concevoir la réalité, c'est-à-dire de concevoir un infini des chameaux possibles. Les contes nous invitent à ce changement d'optique, en nous apprenant à concevoir la dimension d’inspiration, qui n'est autre qu'un vide, une absence (le dix-huitième chameau), l'infini des possibles.

Mais ces questions que nous posons sont enfermées dans nos limitations, et nous avons du mal à les penser dans leur vraie dimension, car elles nous dépassent largement et concernent une réalité d'ensemble dont nous n'avons pas idée.

Une énigme de géométrie nous aidera à le comprendre :
Voici neuf points disposés en carrés qu'il s'agit de relier par quatre droites sans lever le crayon.

medium_9points0.jpgProblématique                                     


Si l'on en reste à la disposition apparente des points et que l'on cherche à les relier selon la forme du carré, on bloque mentalement l'émergence de la solution. Mais si l'on situe cette question dans l'infini des possibles et que l'on imagine ces points au milieu d'une infinité de points absents, une solution surgira d'elle-même, dans le déclic de l'inspiration : deux points possibles apparaissent soudain en réponse, dissolvant l'image du carré qui n'a jamais existé ailleurs que dans la construction de notre mental.  

 medium_9_points1.jpg

 

 

1erniveau de créativité :l' orientation au tout-possible                                                                                             

Mieux encore, si l'on est capable de ne pas se satisfaire aussitôt du soulagement de la réponse, et de maintenir l'ouverture du champ de conscience vers le Tout-Possible, on verra émerger trois autres solutions possibles, et découvrir que la question de départ, limitée dans sa formulation, donne lieu en réalité à une magnifique constellation de points qui attendait son plein déploiement et accomplissement :  

medium_9_points_2.jpg2e niveau de créativité:
l'orientation au modèle de croissance
  

                                    

Les neuf points du postulat de départ, si difficiles à relier, sont potentiellement connectés à huit autres points invisibles (absents). Ces neuf points en carré forment le fragment apparent d'un modèle d'accomplissement qui n'attend que sa réalisation : le carré se déploie alors en une magnifique étoile à huit branches. Les points présents et les points invisibles sont en attraction réciproque. Qu'est-ce qui les empêchait de se rencontrer ? Notre vision mentale conditionnée et limitée. A y regarder de plus près, on peut même avancer que ces points invisibles en attraction vers les points en carré sont probablement à l'origine de la question qui leur permet de venir à l'existence, en répondant. Ils sont des attracteurs étranges, pour reprendre une expression empruntée à la théorie du chaos, en physique moderne. Situés dans le monde de Tout-Possible, ils donnent naissance aux questions du monde créé (les neuf points) et l'accomplissent. Comme le programme du chêne fait croître le gland qui a commencé de germer. 

medium_9_points2.jpg
 

3e et 4e niveaux de créativité:
l'orientation aux opportunités et la synergie
 
 

Ainsi les grands objectifs de notre vie attendent que nous leur donnions leur forme pleine et entière, leur vrai volume dans la réalité totale. Notre participation active est indispensable. Celle-ci consiste à concevoir l'infini des possibles ou la dimension d’inspiration et à vouloir y entrer. A franchir le voile imaginaire qui nous sépare du Tout-Possible. Ce voile est une image, juste une image : l’apparence de l’objectif, les neuf points en carré ou les dix-sept chameaux. Car à peine notre pensée projette-t-elle une image qu'elle la croit réelle et s'y enferme. Seule notre nécessité à aboutir peut déchirer ce voile d'illusion et nous faire percevoir directement la réalité, par inspiration, dans l’instant créatif. Le chemin le plus court vers le déclic de la réponse, c'est la nécessité. Il y a en nous une nécessité infinie qui permet de rejoindre la dimension d’inspiration. C'est ce sens de l’inspiration qu'il faut travailler. La percée créatrice en dépend.

- Inspiré (de toute sa nécessité) le héros circule dans la dimension des intelligences et fusionne, par attraction, avec les réponses. Il résout les problèmes et réussit. Y a-t-il une vie après la réussite ? Oui celle de héros collectif.


■ Le héros collectif, héros devenu roi, reprend ce mode de créativité quantique, mais collectivement.


Découverte des forces d’inspiration

A l’occasion de nouveaux défis, parcequ’il délègue, le roi (ou héros collectif) va pouvoir découvrir le grand jeu des forces d’inspiration qui l’ont si souvent accompagné.

1 - Grâce à son recul, il peut faire connaissance avec la source d’inspiration qui le caractérise, impersonnelle et autonome. Il découvre que son point de vue ne se limite pas à sa réussite et qu’elle a une vie en dehors de lui, une volonté d’expression et d’inspiration qui va bien au-delà de ce qu’il peut expérimenter avec elle.

2 - Ainsi il peut découvrir combien elle est précieuse pour tout un domaine qu’elle stimule et inspire ou qui espère après elle.

3 - Il découvre encore quel réservoir de sagesse, savoirs faire, apprentissages elle peut représenter depuis toujours, avec la participation de tous ceux qui y oeuvrent. Fort de ces découvertes, le héros collectif va se réunir à ces forces et en faire un champ d’énergies d’inspiration, un vortex, dans lequel il va se ressourcer et créer.

4 - Enfin, identifié à ce champ de forces, une sorte de génie collectif qui est un signal intelligent plus puissant que ce qu’il a jamais connu, il va pouvoir coordonner les actions à mener en circulant dans la dimension des intelligences, aller à la rencontre de grands courants novateurs de l’inconscient collectif et fusionner avec des réponses majeures pour tous.

 

Modélisation de ce champ de forces sous la forme d’un outil de création
Cette présence collective du héros identifié à ces énergies d’inspiration peut être transformée en outil de céation. C‘est une présence de génie susceptible d’attirer des révélations puissantes. C’est aussi une façon d’être ensemble, un modèle d’attitude collective à adopter dans des situations semblables au défi qui a cours.  On peut la résumer en une formule, un proverbe qui permettra d’en rappeler facilement la vibration inspirante.

 

Exemples de proverbes ou formulations de modèles d’expérience collective

« Espérance recourant à l’inattendu rend libre et désintéressé,
Espérance secourant les souffrants touche le cœur profond de tous»

«  La Transparence invite les cœurs désespérés à partager leur humanité,
Leur donnant accès à la source profonde de sagesse qui appelle à réenchanter en grand le monde »

« Partage d’innocence pour le bien du monde de tous est attendu.
Puissance à chacun donnée, ranimant l’essentiel, réveille les mourants »

 

La résolution des grands problèmes de notre humanité d’aujourd’hui exige que nous regroupions nos moyens d’intelligence. Les moyens quantitatifs ne peuvent suffire, comme nous l’avons vu, les intelligences organiques montrant une performance bien supérieure, celle du fonctionnement quantique. Le héros collectif, fonctionnant en mode quantique, est certainement exemplaire de la possiblité pour les humains de se regrouper de façon organique, à travers les multiples modèles d’expérience collective qu’il propose.

 

dimanche, 28 janvier 2007

CONSEILS D'EXCELLENCE COLLECTIVE

Des entreprises géniales !

 Que nous ayons un produit à inventer ou à vendre, une œuvre à faire, une action à mener, un parti à porter sur le devant de la scène politique, quatre ingrédients sont absolument indispensables à la réussite :

1- avoir une forte nécessité à aboutir,
2- avoir de bonnes idées,
3- fournir un bon travail
4- avoir un sérieux ancrage dans l’inconscient collectif de l’époque.

Le quatrième point, l’ancrage dans l’inconscient collectif de nos contemporains, est celui qui fait toute la différence entre un roman pour la jeunesse et le phénomène Harry Potter. Celui qui peut faire toute la différence entre une entreprise dynamique, bourré d’idées et d’ambition, et un phénomène historique de société.

Il s’agit de découvrir le point exact où l’entreprise va entrer en contact avec l’époque toute particulière où elle oeuvre. Il s’agit de connecter les courants d’idées, de changement, de besoins  qui émergent et traversent cette époque et dont chaque individu porte une parcelle, sans toujours en être conscient. Ce sont eux, ces courants, présents en chacun, qui vont faire la différence dans la réception d’une idée. Sans ces courants porteurs, sans cet ancrage dans l’inconscient collectif, une idée ne décollera jamais quelles que soient sa qualité ou l’énergie que nous déployons pour la promouvoir.

Ce quatrième point, seule une inspiration géniale peut nous y donner accès. Et elles sont aussi rares que les grandes réussites. La méthodologie Horaklès est une procédure innovante et efficace pour contacter ce genre d’inspiration.

Qui n’a pas rêvé, par une inspiration géniale, de créer quelque chose qui fera un tabac sans précédent ? Mais comment avoir ces fulgurances, ces inspirations qui vont nous mettre en phase avec notre temps ?

 

 

 

mardi, 02 janvier 2007

CONSEILS D'EXCELLENCE COLLECTIVE

(1) CONVIER L'INSPIRATION A UNE SEANCE DE TRAVAILmedium_metatron1.jpg

Lorsqu'on ouvre une séance avec le tour de table des présentations de chacun, il faut penser à présenter aussi la source d'inspiration qui a rendu possible le rassemblement singulier des personnes présentes.

Cela aide à cadrer la rencontre et lui donner une perspective plus large, notamment dans le développement des échanges entre les participants. Cela peut éviter des dérives, détounements ou prises de pouvoir, la présence de cette source d'inspiration rappelant une direction commune qui transcende chacun.

Comment présenter cette source d'inspiration? En la conviant à se présenter. Des supports de créativité en intuitions partagées peuvent aider à décoder sa manifestation et la rendre intelligible, de sorte que'elle soit présente à part entière et de toute évidence pour tout un chacun.


(2) VOTRE ORGANISATION DOIT EVOLUER?
Pour innover, trouvez le génie de votre entreprise.
Ce génie, à la fois ressource, enseigne et fer de lance autour desquels se regrouper comme un seul corps.
Découvrez son excellence collective.
"C'est la caractéristique du génie qu d'être capable de saisir le futur émergent, alors que personne ne reconnaît encore sa présence" D. CHOPRA
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(3) POUR INNOVER, DECOUVREZ LE GENIE DE VOTRE ENTREPRISE

VOIR LOIN
Rassembler des volontaires en  pôle d’Innovation, pour mettre au jour le génie de l’entreprise et le modéliser en une vision fédératrice.

RALLIER
Transmettre à chacun de vos membres  l’élan de cette vision
Impliquer chacun à son poste dans sa mise en œuvre.

CAPTER
Capter à l’extérieur, par le pôle d'innovation, les nouvelles opportunités (marchés, produits, services ouvertures, mutations) et les aligner avec les opportunités internes (initiatives, évolutions, compétences, synergies).

METTRE EN OEUVRE
Revisiter les équipes, les projets, les objectifs à la lumière des nouvelles opportunités du marché et accompagner la dynamique émergente.

AVOIR DU GENIE
Maintenir l’entreprise à la pointe de son excellence pour relever les défis de demain et faire la différence.